TEXTES

Respirez à pleins poumons l’air frais qui donne à ces lieux leur ambiance unique ! Quand vous serez emplis de cette plénitude, vous pourrez vous délecter de la poésie proposée ci-dessous. Car si vous êtes ici, c’est que vous aimez la poésie…

NOS VIES S'ARRETENT DANS LE NOIR (2016)

Dans le froid, au creux de l’hiver
Rien ne bouge sous nos paupières
Nos vies s’arrêtent dans le noir
Nous abandonnant au hasard

Il y a trop de questions
Toujours sans solution
Beaucoup trop d’existences
Qui n’ont plus aucun sens

Nous construisons, nous survivons
Sans relâche, nous combattons
Nos vies s’arrêtent dans le noir
Echappant à notre miroir

Malgré nos connaissances
Sur nos peurs, nos souffrances
Nous gardons les yeux clos
Reniant ainsi nos maux

Dans les confins de l’Univers
Où se lovent tant de mystères
Nos vies s’arrêtent dans le noir
Quel est vraiment notre pouvoir ?

On grandit, on bâtit
Mais quand survient la nuit
Les peurs affluent en nombre
Au royaume de l’ombre

Un chemin long et tortueux
Ou peut-être un cercle vertueux
Nos vies s’arrêtent dans le noir
Ne nous reste alors que l’espoir

LA VALLEE DE LA MORT (2015)

La Lune argentée, avec ses rayons, brûle ma peau
Mes pieds décharnés sont consumés par le sable chaud
Un silence pesant, ni animaux ni végétaux
Insidieusement, la vallée affaiblit mon cerveau
Chaque nouvelle bouffée d’air m’assèche jusqu’aux os
Je donnerais tout pour une petite goutte d’eau

Dieu, j’ai soif. Dieu, j’ai soif
Maintenant que ma langue devient pierre

Dieu, j’ai soif. Dieu, j’ai soif
Mon visage s’enfouit dans la poussière

Dieu, j’ai soif. Dieu, j’ai soif
Qui me retrouvera dans ce désert ?

DEMON SERPENT (2015)

Assis à mon bureau, une arme devant moi
Tant de travails dépendent de cet instant là
Carrière ou ambition, que dois-je en retenir ?
Aujourd'hui, ma condition n'a plus d'avenir

Toi, démon serpent, tu as volé mon âme
Tes crocs m'ont consumé
Toi, démon serpent, je succombe à ton charme
Ma vie va s'envoler

Mon grand royaume aurait dû être merveilleux
Richesse, paix et bonheur en un même lieu
Mais toutes nos vallées regorgent de voleurs
Car tu y entretiens la violence et la peur

Toi, démon serpent, tu as tué tant de gens
Pour peser sur ma vie
Toi, démon serpent, tu t'en prends aux vivants
Tu corromps leur esprit

Même si ton aura nous pousse vers le haut
Tu arrives toujours à briser notre ego
On croit pouvoir tout diriger et contrôler
Ta puissance finit pourtant par nous broyer

Toi, démon serpent, ton venin nous apaise
Nous ôte toute chance
Toi, démon serpent, tapis sur ta falaise
Ton pouvoir est immense

EN MON FOR (2014)

Au matin, sous la lueur orangée
Des milliers de guerriers
Silhouettes fines et menaçantes
Aux allures troublantes
Leurs pas cadencés battent le sol
Des chants haineux s’envolent
Avec eux, courage ou inconscience
Tout est vide de sens

En mon for, rien ne peut t’atteindre
Pour ton sort, il n’y a rien à craindre
Un donjon protège ton cœur
Les prisons ne sont que douceur
Sous le pont flotte notre monde
Tout au fond, naît une seconde
Un instant, le temps d’une vie
Sentiment, besoin et envie

Ces hommes sont maintenant tout près
Ils peuvent nous toucher
Leurs rangs fourmillent de stratégies
Pour vaincre l’ennemi
Préside à chacune des tribus
Le bruit et la cohue
Les ordres descendent jusqu’à nous
Dans d’étranges remous

En mon for, nos vies s’épanouissent
Tous nos torts soudain s’évanouissent
Ton regard devient horizon
Les remparts donnent l’illusion
Dans la cour passent nos destins
Sur les tours, le malheur s’éteint
Les coursives apaisent l’esprit
Nos missives éloignent l’ennui

Leurs flèches enflammées trouent nos toits
Pour imposer leur loi
Devant le nombre des assaillants
Nos peurs vont grandissant
Mille soldats fabriquent des lances
De haine et de violence
Mais toute cette rancœur qui couve
S’écrase aux pieds des douves

En mon for, le monde n’est plus
Un effort le rend superflu
Labyrinthe aux divers reflets
Ton empreinte accentue ses traits
En mon for, de pierre et de bois
Nos deux corps impriment leur choix
À jamais dans ce bâtiment
Vont siéger nos deux cœurs aimants.

NOS OMBRES GEANTES (2013)

Sous notre écorce glisse la vie
Tapis au plus profond de l’hiver
Toutes nos branches gèlent d’ennui
Mais nos racines vivent sous terre

Dans le soir, nos ombres géantes
Alimentent toutes vos peurs
Sous le vent, nos plaintes vous hantent
Quand nous quittons notre raideur

Plus d’un millénaire de silence
Mille ans passés à vous voir courir
Les bras tendus vers la Providence
Puisque, pour vous, vivre c’est mourir

Dans le soir, nos ombres géantes
Viennent couvrir votre existence
Sous le vent, nos plaintes vous hantent
Car, soudain, elles prennent sens

JUSTICE ET PAIX (2012)

Au loin, l’humanité marche vers la pénombre
Un de ses frères est couché juste devant lui
Dans ce blanc désert, la mort est sortie de l’ombre
Les attaquant avec une force inouïe

Tout à coup, ses pensées s’arrêtent
Les doigts crispés sur la détente
Il n’a plus qu’une idée en tête
Expulser tout ce qui le hante

Il sait très bien qu’il a laissé passer sa chance
Maintenant, sa femme est mariée à un autre homme
Plus rien ne pourra arrêter cette démence
Si on le demandait, il marcherait sur Rome

Ses yeux ne voient plus que le rouge
Son regard est empli de haine
Il la voit dans tout ce qui bouge
Si fort qu’il en oublie sa peine

Fier défenseur de la vengeance
Justice et paix sont à ce prix
Quand la mort entre dans la danse
Justice et paix sont à ce prix

Noyé dans une mer de sang
Justice et paix sont à ce prix
Que dira-t-on à nos enfants ?
Justice et paix sont à ce prix

SOLEIL LEVANT (2011)

De l’eau s’écoule dans un grand jardin
La brise me caresse avec douceur
Bouddha prie dans la rosée du matin
Sa pensée nous préserve du malheur

Les yeux égarés dans cet infini
Trois jolies fleurs, soudain, deviennent cent
Blottis dans ces parfums je m’évanouis
Soleil Levant

L’amour et le bonheur guident mes pas
Mais la peur ne m’a pas abandonné
Car malgré tout ce qu’il y a devant moi
Je ne comprends pas vraiment qui tu es

La nuit ne me subtilisera rien
Les rêves me prennent dans leur torrent
Je m’abandonne avec eux dans le bain
Soleil Levant

Sous mes pas se faufile le destin
Des lignes courbes flottent à présent
Lorsque ton sourire me tient la main
Soleil Levant

Chacun de nous deux sait où est sa place
Il est plus simple de vivre l’instant
Et qu’à jamais ce souvenir m’enlace
Soleil Levant

NOS VIES VONT DANS QUEL SENS ? (2011)

La route était ardue
Les monts bien trop pentus
Dans une nuit blanche, je me suis aperçu
Depuis la tendre enfance
Après l’adolescence
On marche à grands pas mais nos vies vont dans quel sens ?

On passe notre temps
A aller de l’avant
Malgré nos efforts la nostalgie vient pourtant
Refusant l’évidence
Ignorant notre essence
On marche à grands pas mais nos vies vont dans quel sens ?

On s’accroche à des fleurs
On rejette nos peurs
On passe rapidement des larmes au bonheur
Parmi toutes ces danses
Qu’importe l’échéance
On marche à grands pas mais nos vies vont dans quel sens ?

Je suis un homme heureux
Piégé dans tes yeux
Quoi que je fasse, je ne pense qu’à nous deux
Au cours de notre errance
Au fil de l’expérience
On marche à grands pas mais nos vies vont dans quel sens ?

BEDEPHILE (2010)

Un beau jour de soleil noir
Sous le règne d'Ottokar
Un viking venu du ciel
A enlevé Tiredaile

Trahi par la marque jaune
A qui Jacobs téléphone
On a vu son triple jeu
Grâce aux petits hommes bleus

Dans cette histoire sans héros, un groom écureuil s'empresse
D'enfiler sa cape et ses crocs pour voir Soda à sa messe
Là-bas le cowboy de Bévère a mis Boule au fond du puits
Mais les loups ont pris leur salaire et sèment la zizanie
Le faucon noir ne comprend pas où ces naufragés du temps
Ont mis le trésor des Etas et les passagers du vent

Ce sont les tuniques bleues
Et leur scorpion valeureux
Qui ont trouvé l'origine
D'Alflolol et de ses ruines

Malgré les Stryges et leur chant
Pour trouver l'oiseau du temps
Ils font dans le bleu du ciel
Une foire d'immortels

La balade au bout du monde sous le drapeau des pirates
Le bateau de Lefranc s’inonde et Vaillant se carapate
A Bagdad lors du jour des fous, on voit le talon d'Achille
Un décalogue que l'on joue pour la troupe de Brazil
Seuls les fans de phylactères, les amoureux de dessin
Auront bien compris tous ces vers et leurs traits tellement fins

TOI MON VILLAGE (2010)

Lorsque l'automne s'éteint
Que les eaux s'écoulent
Sous la plume que je tiens
Quelques mots s'enroulent
Un parfum de nostalgie,
L'envie de savoir
Pourquoi ta douce folie
Donne autant d'espoir

Sous les pieds de ton clocher
Se cache l'Histoire
Tu n'as pourtant pas recouvré
Toute ta mémoire
Près de la croix sur la place
Réside un mystère
Il n'en reste aucune trace
Rien qu'une chimère

Dans tous ces bois qui t'entourent
Il y a tant d'endroits
Où les souvenirs accourent,
Où l'on reste coi
Dis-moi combien de passants
Restent pour de bon
Parce que tu es vivant
De l'école au pont

Même s'il est sûr
Que tes rues sont attrayantes
Ta force est moins dans tes murs
Que dans tous ceux qui les hantent

REVE D'OTAKU (2009)

Quand le soleil courbe le dos
Qu'il se noie au milieu des flots
Alors que l'océan prend feu
Un garçon regarde les cieux

Il y devine tant de choses
Que sa vie lui semble morose
Dans les rues, il erre en silence
Pour lui, sa vie n'a aucun sens

Un otaku fait un rêve éveillé
Lui tend la main, hésite à la toucher
Elle lève la tête et lui sourit
Rien que cet instant justifie sa vie
Une larme coule sur son visage
Il voit dans ceci un puissant message

Tant d’années, d'amour et de force
Pour que ce jour tombe l'écorce
Plusieurs milliers de scenarii
Auxquels il a donné sa vie

De repoussé à rejeté
Ainsi va sa vie tourmentée
Enfermé dans son univers
Le monde lui paraît pervers

Un otaku fait un rêve éveillé
Sur sa peau, sa main le fait frissonner
Elle l'emprisonne dans un sourire
En cet instant, il ne sait pas quoi dire
Rien ne pourrait entraver leur bonheur
Ils vont tous deux vers un monde meilleur

FIN D'UNE HISTOIRE (2009)

Nos deux mains qui se tiennent
Les beaux jours qui reviennent
Ton visage épanoui
Dans la lueur de la nuit

Tout ça n'est qu'illusion
De notre relation
Il ne reste plus rien
Pas le plus petit lien

Tout ce sang qui s'écoule
Ma vie s'en va et je souris
Autour de moi s'écroule
Cette chimérique utopie

L'hiver s'est fait si froid
Et nous si maladroits
Qu'on ne se perçoit plus
Nous nous sommes perdus

La chaleur et les flammes
Ont dispersé nos âmes
Notre dernier accord
Sera donc notre mort

Tout ce sang qui s'écoule
Ma vie s'en va et je souris
Autour de moi s'écroule
Cette chimérique utopie

MON AME SŒUR (2009)

J'ai toujours su qu'un jour tu serais là
Qu'on marcherait tous deux, main dans la main
Puisque j'entendais résonner ta voix
Et que je t'espérais tous les matins

De tous mes pleurs
De ma noirceur
Venaient toutes tes couleurs
Mon âme sœur

Une douleur
Ce dur labeur
Pour sortir de ma torpeur
Mon âme sœur

Lorsqu'on s'est vu à l'autre bout du monde
Qu'enfin le destin nous a rapprochés
Notre étoile qui était moribonde
A soudainement été réveillée

De sa hauteur
C'est sa grandeur
Qui a effacé mes heurts
Mon âme sœur

De la douceur
Notre chaleur
Pour mettre fin à nos peurs
Mon âme sœur

Aujourd'hui encore je ne dors plus
Je peine vraiment à vivre ma vie
Je recherche vainement une issue
Parce que le temps veut que je t'oublie

Sauf qu'à cette heure
Pas une fleur
Pour garder notre bonheur
Mon âme sœur

Mais le meilleur
Notre lueur
Siège encore dans ton cœur
Mon âme sœur

LE TEMPLE DE LA BEAUTE (2008)

Dans un vallon
Où la nature a tous les droits
Sur chaque mont
Au plus profond de tous les bois
Tous les matins
Un très puissant soleil caresse
De ses deux mains
Ces lieux avec délicatesse

Certains reviennent plusieurs fois
Rien que pour les toucher du doigt
D'autres voudraient bien y rester
Pour mieux admirer leur beauté

Je ne connais pas de chemin
Qui n'aboutisse à ces jardins
Baignés dans leur ambiance humide
Leur calme et leur clarté limpide

En son milieu
Un grand temple a été construit
Béni des dieux
L'endroit émerge de la nuit
Mais au hasard
D'une histoire désenchantée
Vient le brouillard
Changeant les lieux et leur beauté

On y trouve l'amour, la haine
Des milliers de joies et de peines
Nous y perdons notre innocence
Invitons parfois la violence

Peu importe ce que l’on croit
Ce qu'on cherchait à cet endroit
On trouve derrière ce voile
Tantôt le bien, tantôt le mal

QUESTION D'INSPIRATION (2008)

Un beau paysage
Eclaire un visage
Ca le fait sourire
Il oublie le pire
Dans chaque couleur
Dans tous nos bonheurs
Il suffit d'un geste
Un détail qui reste

Peut-être qu'il n'y a qu'un seul pays
Qui puisse accueillir mes péripéties
Mais nul ne sait ce qui arrivera
Le jour où je m'endormirai là-bas

L'esprit embellit
Des moments de vie
Une sensation
Une rébellion
Il capte et attrape
Toutes les étapes
Tout devient sujet
Prêt à s'envoler

Peut-être qu'il n'y a qu'un seul pays
Qui puisse accueillir mes péripéties
Mais nul ne sait ce qui arrivera
Le jour où je m'endormirai là-bas

C'EST NOTRE HISTOIRE (2008)

Croquer la pomme
Marcher sur Rome
Etre un Croisé
Pour tout piller
Faire un trafic
Avec l'Afrique

Pour en découdre
Un sac de poudre
Le champ voisin
Un parc indien
Malgré ce noir
C'est notre histoire

Poser le pied sur une plage
Simplement pour mieux y mourir
Mettre un peuple dans une cage
Et se plaire à le voir souffrir

N'oublions pas les sept merveilles
Ainsi que la Grande Muraille
La beauté de Rome, la vieille
Tout ce pourquoi on se chamaille

Quoi qu’on en dise
Noire ou bien grise
C'est notre histoire
Bercée d'espoir
Mais sa violence
A-t-elle un sens ?

AU-DELA DES FRONTIERES (2007)

Une grande pièce humide
Où je me suis arrêté
M'a permis de voir le vide
Dans lequel je suis plongé
Mais une chaleur torride
Maintenant vient me brûler

Dans ce bâtiment immense
Il y a des milliers de vies
Mais quelle est donc la sentence
Pour être enfermé ici ?
J'ai tout de même une chance
Avant qu'il ne fasse nuit

Dans tous ces couloirs
Les clairs, les obscurs
J'ai perdu l'espoir
A force d'usure
Que peut-il y avoir
Par delà ces murs ?

J'ai vu tellement de gens
Que je n'ose plus y croire
Cependant au fil du temps
J'ai pu déjouer ces miroirs
Il faut maîtriser le vent
Et voir même dans le noir

Mais malgré les grands espaces
Il y a toujours des frontières
Des endroits où rien ne passe
Au-delà de la matière
J'ai pourtant trouvé ma place
Mais toujours pas la lumière

Dans tous ces couloirs
Les clairs, les obscurs
J'ai perdu l'espoir
A force d'usure
Que peut-il y avoir
Par delà ces murs ?

J'ai percé tout cet endroit
D'invraisemblables projets
Mais pas une seule fois
Une pierre n'a cédé
Certains disent qu'une loi
Nous en interdit l'accès

UN NOUVEAU DEPART (2006)

Aujourd'hui est un nouveau jour
Je tire un trait sur mon passé
Je ne vais pas sauter mon tour
Puisque la pluie vient de cesser

Mes tourments se sont engloutis
Coincés au fond de son regard
Quand je suis sorti de la nuit
Elle a fané mon désespoir

Une seule vision
Peut nous changer la vie
Modifier l'horizon
Et effacer l'ennui

Et peu m'importe les encombres
Plus rien n'aura raison de moi
Il y aura toujours son ombre
Derrière chacun de mes pas

Mais dans plus d'un million d'années
Je parlerai encore d'elle
Car je ne pourrai oublier
A quel point cette fille est belle

UNE NUIT FROIDE (2006)

Une nuit, perdue dans une forêt
Une fillette prie pour sa survie
Voilà que son frère s'en est allé
L'extrême rigueur de l'hiver l'a pris

Chaque bruit réveille en elle la peur
Son univers s'est coloré de noir
Entourée par le blanc du désespoir
Elle court et a le visage en pleur

Douleur terrible
Douceur fragile
L'univers nous écrase sous son poids

Nos sens ternis
Croyance enfouie
Puisqu'on n'emporte rien lorsqu'on s'en va

LE GARDE LUNE (2006)

Par une nuit claire et sans bruit
J'ai aperçu toutes nos vies
Tous nos destins flottant dans l'air
Que puis-je y faire ?

Assailli soudain par le monde
Ses souffrances les plus profondes
Envahi par son rude hiver
Que puis-je y faire ?

Mais j'ai trouvé de la lumière
Notre lumière
A travers le regard de l'œil lunaire
Comme si elle nous gardait,
Nous connaissait,
Et parvenait à tout nous pardonner

A des endroits rôde la peur
A d'autres s'abat le malheur
Un nouveau conflit s'est ouvert
Que puis-je y faire ?

Là-bas un autre président
Ici les gens sont inquiétants
Voilà qu'arrive la misère
Que puis-je y faire ?

Mais j'ai trouvé de la lumière
Notre lumière
A travers le regard de l'œil lunaire
Comme si elle nous gardait,
Nous connaissait,
Et parvenait à tout nous pardonner

Plusieurs milliers d'évolutions
Autant de civilisations
Pour refaire les erreurs d'hier
Que puis-je y faire ?

Mais combien faudra-t-il de morts ?
Pourra-t-on redresser nos torts ?
L’Homme a fait le choix de se taire
Que puis-je y faire ?

L'INCONNU (2005)

Parfois il ne suffit que d'un rien
Tout juste la douceur d'une main
La belle mélodie d'une voix
Et lorsque plus personne n'y croit
Le mystère embellit et attire
Pour que l'homme s'arrête et admire

L'Histoire garde bien ses secrets
Que l'on ne pourra élucider
Si la brume envahit un paysage
S'il ne s'extrait rien de ce visage
C'est parce qu'il n'y a plus que l'inconnu
Qui intrigue ceux qui ont tout vu

Si nous ne sommes qu'une légende
C’est le mystère qui la transcende
Quand l'inconnu vient m'interpeller
L'imaginaire essaie d'éclairer
Ce que la raison ne peut admettre
Et que l'obscurité a fait naître

Qui donc a cet immense pouvoir ?
On ne pourra jamais le savoir
Nous ne pouvons qu'admirer sa force
Sans en enlever toute l'écorce
Je n'oublierai jamais sa beauté
Que le mystère a divinisé…

LE TEMPS : L'INDICIBLE (2005)

Dans ses deux mains coule une rivière infinie
Enorme complexe de milliers de cours d'eau
Charriant fébrilement nos vies dans son lit
Comme un grand atoll de minuscules radeaux

La lueur des astres ne saurait lui résister
Il se joue d'eux avec un immense miroir
Plusieurs milliards d'années composent son armée
Personne ne peut échapper à son pouvoir

Au plus profond des mers
Perdu dans un trou noir
Au bout de l'univers
Il retient notre espoir

L'air qu'il nous a donné nous tient dans ses filets
Alors que l'on s'épuise à chercher une issue
Il s'amuse à nous regarder agoniser
Comprenant bien que rien ne lui est au-dessus

Il a tracé toutes les lignes de nos vies
Puis il nous a indiqué tous les ingrédients
Il a pris soin de laisser vaquer notre esprit
Peut-être voulait-il que l'on en fût conscient ?

Remplissant sa fonction
Contre vents et marées
A tort ou à raison
C'est lui qui va nous tuer

MON DUEL CONTRE LE TEMPS (2004)

Coincé dans une prison de chair et de sang
J'ai marché sur les vieilles ruines des vivants
Lavées par une pluie à l'humeur vengeresse
Comme si le monde plongeait dans l'allégresse

Autour de moi
Flotte un amas
De débris issus du chaos
C'est l'infini
Qui défini
L'importance de tous nos maux

Je ressens la fraîcheur qui émane du vide
Maintenant, dans mon esprit, tout devient limpide
Je me suis enfin extrait de ce tourbillon
Dans lequel grandissent toutes nos illusions

J'y avais cru
Mais j'ai perdu
Mon duel idiot contre le temps
Malgré ma mort
J'entends encore
Vos cris perdus dans le néant

POUR BRILLER (2004)

Sur ma peau, le sable chaud
Près de moi, le bruit de l’eau
Le paradis pour beaucoup
Mais cela ne fait pas tout
Je voudrais pouvoir partir
Maîtriser mon avenir
Pour avoir enfin le choix
De ne pas porter de croix

Si je pouvais, je courrais
Au-delà de l’infini
Je me laisserais porter
Mon dernier souffle évanoui
Je me laisserais conduire
Et dans ces belles contrées
Je n’aurais qu’à m’épanouir
Et briller…

Seul, je ne peux y arriver
C’est pourquoi je vais chercher
Celle qui détient la clé
De ma vie, ma liberté
Je n’aurai qu’à voir ses yeux
Il suffira d’un regard
Pour qu’enfin nous soyons deux
A combattre ce brouillard

Et tous les deux nous courrons
Au-delà de l’infini
Soudain, nous disparaîtrons
Nous ne serons plus d’ici.
Ce monde dont nous rêvions
Dévoilera ses secrets
Alors nous nous aimerons
Pour briller…

BIENVENUE (2004)

Blotti au fond de son lit, l'homme réfléchit
Il se demande quel est le sens de sa vie
Tout ce qui fait qu'il existe réellement
Pour se persuader qu'il n'est pas inconsistant
Il a peur car il a pris conscience de tout
L'univers entier lui est apparu d'un coup
De si grandes montagnes devenues poussières
Aujourd'hui piétinées, mais il les craignait hier

Bienvenue au pays des névrosés
Oui, mais méfiez-vous
Ils ne sont pas fous
Ils ont tout ce qu'il faut pour vivre en paix
Des objets qui brillent
Et des jolies filles

Il pense à tous ses voisins qu'il ne connaît pas
Pour eux rien ne changerait s'il n'était plus là
Est-ce que son existence est vraiment réelle ?
Mais qu'est-ce qui fait que la vie des gens est belle ?
Comme si tous les autres n'étaient pas à l'étroit
Et que leur route les menait au bon endroit
Il savait qu'il ne s'était pourtant pas perdu
Il était peut-être le seul à avoir vu

Bienvenue au pays des névrosés
Oui, mais méfiez-vous
Ils ne sont pas fous
Ils ont tout ce qu'il faut pour vivre en paix
Des objets qui brillent
Et des jolies filles

Il sait pertinemment que plus rien n'est à lui
Pas même ses pensées, ses désirs, ses envies
Tout ceci lui a été gentiment donné
Par toutes ces personnes bien intentionnées
Qui doivent montrer le chemin à tout le monde
Et inciter les gens à entrer dans la ronde
Même par le suicide il ne peut pas s'enfuir
Il a compris qu'il est condamné à subir

MONDE DE COULEURS (2004)

Superbes aurores qui nous inondent
De rouge
Vieux automnes qui transforment le monde
En rouge

Vaste ciel que les mystères colorent
En bleu
Immenses mers tapissées de décors
Tous bleus

Plaines dont la démesure reflète
Le vert
Puissantes forêts toutes recouvertes
De vert

Bouillants déserts où la mort nous attend
En blanc
Très lointains plateaux que la neige rend
Si blancs

Moi et mes pensées embrumées de gris
Ai-je bien mérité de vivre ici ?

SREBRENICA (2004)

Srebrenica,
Innocente Srebrenica
Tu as connu notre folie
Et tu en as payé le prix

Srebrenica,
Ma petite Srebrenica
Oubliée de l'humanité
Tes plaies ne seront pas pansées

Srebrenica,
Mais qui es-tu Srebrenica ?
Tu devrais être une leçon
Mais demain nous le referons

Srebrenica,
Intouchable Srebrenica
Toi qui fus souillée par l'Histoire
Te garderons-nous en mémoire ?

Srebrenica,
Ô terrible Srebrenica
Sommes-nous vraiment supérieurs
Nous qui avons détruit ton cœur ?

Srebrenica,
Impassible Srebrenica
Pourras-tu un jour pardonner
Ceux-là mêmes qui t'ont bafouée

Srebrenica,
Magnifique Srebrenica
Tu portes seule ce fardeau
Sans que tu ne courbes le dos

Srebrenica,
Irréelle Srebrenica
Une horreur de réalité
Qui aurait pu imaginer ?

Srebrenica,
Mystérieuse Srebrenica
Je n'ai pas besoin de te voir
Pour te comprendre et tout savoir

Srebrenica,
Ma très chère Srebrenica
N'écoute plus tes citadins
Et méfie-toi de l'être humain

PETIT ANGE (2003)

Ô petit ange tombé du ciel
Ô petit ange à la voix de miel
Que vois-tu par delà les nuages ?
Qu’as-tu retenu de ton naufrage ?

Ô petit ange loin de chez toi
Ô petit ange crois-tu en moi ?
Je t’en supplie, laisse-moi venir
Pitié, ne me laisse pas vieillir

Ô petit ange, mon seul espoir
Ô petit ange je veux savoir
Pourquoi ai-je eu droit à cette vie ?
Serais-je aussi important ici ?

Ô petit ange issu de mes rêves
Ô petit ange, là, sur tes lèvres
Je vois commencer ta corruption
Fuis avant que nous ne te perdions !

Ô petit ange prends garde à toi !
Ô petit ange ne te perds pas
Car ton parcours est rempli de pièges
Et un seul chemin mène à ton siège

Ô petit ange devenu lueur
Ô petit ange dont j’ai eu peur
Surtout surveille-moi de là haut
Appelle-moi au faux-pas de trop

LA MAGIE DU POUVOIR (2003)

Le pouvoir donne l'espoir
Et puis la force d'y croire
Le pouvoir et le savoir
Effacent les idées noires
Donnez-moi donc le pouvoir
Pour que je vous fasse voir

Vous aurez la liberté
Celle-ci dont vous rêviez
Et plus aucun paysage
N'aura les mêmes couleurs
Ce sera un être sage
Qui fera votre bonheur

Dans la magie d'une nuit
Je l'ai bel et bien acquis
La vengeance ou la démence
Ici, plus rien n'a de sens
Mais vous ne me croyez plus
Je vous ai vraiment perdu

Je passe mon précieux temps
Dans mon grand palais d'argent
C'est de là que j'ai appris
A bien diriger vos vies
Vous n'êtes alors plus rien
Car c'est moi qui vous détiens

Je l'ai voulu, je l'ai eu
Lorsqu'il est enfin venu
Les projets que j'avais faits
Se sont soudain effondrés
Regardez ce que je suis
Tout ça à cause de lui

L'APPRENTI HUMAIN (2002)

Des larmes de pluie coulent sur le livre de ma vie
Ces perles bleutées effacent quelques lignes de trop
Comme pour m’empêcher de saisir le sens de ces mots
Pourtant elles m’en disent beaucoup plus qu’un long récit

Je lève alors mes yeux curieux sur l’humanité
Je vois ses lois, ses principes mais surtout sa folie
Sa fantaisie mais aussi la grandeur de son esprit
J’hésite un peu, je referme mon livre et puis j’y vais

Alors des autochtones m’accueillent à bras ouverts
Je m’introduis ensuite dans leur vie, dans leurs habitudes
J’apprends à cracher, à crier mais surtout la solitude
J’applaudis mes héros et admire les vastes mers

Je traverse des boissons, des brumes et des poussières
Je montre mes différences en les criant
Je désigne du doigt et je dénonce en décriant
J’apprends le bien mais aussi tout le mal que l’on peut faire

Je vis avec des gens que j’apprécie, que j’aime bien
Je déteste tout de même quelques-uns de mes proches
J’entends des choses vraies mais toujours plusieurs sons de cloches
Je rejète tous ceux qui ne font pas partie des miens

Mais si j’avais pu prévoir que l’Homme était ainsi fait
Et si j’avais su qu’il allait me traiter de la sorte
Jamais je n’aurais jeté mon livre et ouvert la porte
Après tout, il n’aurait eu que ce qu’il peut mériter

MAUDIT SOIT LE PARADIS (2001)

La lumière nous éblouit
Une vaste plaine infinie
Plusieurs anges passent sans bruit
L’éternité c’est aujourd’hui

Toutes nos sensations se sont évaporées
Mis à part celle d’une grande liberté

La lumière nous éblouit
Nous avons perdu nos envies
Et comme notre corps n’est plus
Notre bien-être a disparu

Plus aucun sentiment de haine ou d’amitié
Nous ne voyons plus que cette blancheur glacée

La lumière nous éblouit
La tiédeur nous a envahit
Mais nous n’existons plus du tout
Comme les lieux autour de nous

J’appréhendais la mort avant de vous quitter
Mais depuis qu’on est là, la peur nous a quittés

La lumière nous éblouit
Depuis que nous sommes ici
Cet univers nous étourdit
Et maudit soit le Paradis

QUE RESTERA-T-IL DE NOUS ? (2001)

Des traces de pas posées sur la Lune
Un château enfoui sous des dunes
Qu’est-ce qu’il restera de nos combats
Nos moments de peine et de joie ?

Il n’y a plus un bruit ni une rumeur
Rien qu’une ville qui se meurt
Un parchemin devenu inutile
Œuvre d’art au goût si futile

Un oiseau s’envole au plus haut du ciel
Pour mieux voir la Terre si belle
Le règne animal a repris ses droits
Ses habitudes et ses lois

Il n’est nullement question de pouvoir
Ni de pauvreté ni d’espoir
L’humanité n’a plus du tout sa place
Il n’en reste que quelques traces

Faire aujourd’hui le monde de demain
Nous ne savons pas voir très loin
Epuiser et dérégler la planète
C’est le suicide qui nous guette

Si futile est notre passage ici
Si l’on doit sombrer dans l’oubli
A-t-on raison d’écouter nos consciences ?
Car nos vies n’ont plus aucun sens

SAVOIR VIVRE (2001)

On a tous commencé
Par se laisser pleurer
Dépassée notre enfance
Et sa grande insouciance

Fané l’adolescent
Qui était si violent
Une étape éphémère
Une coque qu’on perd

On a beaucoup mûrit
On s’est surtout durcit
On a tous des projets
Et beaucoup de regrets
Même si dans nos vies
On ne voit que l’ennui
Nous sommes des gens cruels
Pour qui la vie est belle
Il n’y aura que la mort
Pour prouver que j’ai tort

On garde un fol espoir
Une simple étincelle
On y pense le soir
Car on a besoin d’elle

On marche sur la plage
On ressent l’air du large
Rien ne sert d’y penser
L’heure n’a pas sonné

Je crois bien que la vie
N’est pas ce que l’on dit
Il n’y aura que la mort
Pour prouver que j’ai tort

Puis lorsqu’on a compris
On se met à courir
Durant toute une vie
Eviter de vieillir

Observons les étoiles
Pour savoir d’où l’on vient
Mais on pleure, on est mal
Quand la flamme s’éteint

Fini tous les poètes
Et leurs mots obsolètes
Il n’y aura que la mort
Pour prouver que j’ai tort

LETTRE A CLEA (2001)

De ce tout petit monde, et ce que je me souviens
Ses idées vagabondes, ses traits qui lui vont si bien
J’invente des nuages pour pleurer mon désespoir
De vastes paysages pour les admirer le soir
Au milieu des étoiles, je recherche le bonheur
Mais elles sont bien pâles à côté de ta splendeur
Je scrute les océans qui reflètent ton visage
Ne pleure plus en t’endormant, il faut tourner la page

L’immense clarté du soleil te donne le sourire
Il te va à merveille mais on ne peut le décrire
J’ai utilisé le vent pour te caresser la peau
J’ai arrêté le temps pour te dire ce dernier mot
J’entends la Terre entière qui fait beaucoup trop de bruit
J’écoute tes prières qui sont au-dessus des cris
Je n’ai que quelques heures pour admirer ta beauté
Ce qui me fait le plus peur, c’est de devoir te quitter

La nuit à peine tombée, tu t’es déjà endormie
Je vais devoir m’en aller car ma vie est bien finie
Il suffirait d’un seul mot pour synthétiser ma vie
Il est grandiose il est beau et c’est toi qui me l’as dit
C’était une nuit d’été, c’était la première fois
Lorsque tu m’as murmuré que tu t’appelais Cléa
Les souvenirs s’effacent, les couleurs ne restent pas
Et, comme dernière trace, ton nom résonne en moi

REVIENS VERS MOI (2000)

On finit toujours par oublier
Pourtant il me reste ton visage
Maintenant que jeunesse est passée
Que je n’ose plus dire mon âge

Mais il y a eu tant de journées
Où mes pensées n’allaient que vers toi
Et vers toutes ces longues années
Pendant lesquelles j’étais à toi

Je t’en supplie, reviens vers moi
J’ai tellement besoin de toi
A tous ces gens qui se croient forts
Je voudrais dire qu’ils ont tort
A ces moments qu’on a vécus
Et qui aujourd’hui ne sont plus

Il me suffisait de dire un mot
Si je m’en étais donné la peine
Je ne porterais pas ce fardeau
Qui me fait si mal et qui me gêne

Où que tu sois et quoi que tu fasses
Tu seras tout le temps dans ma vie
Car il y a trop de gens qui passent
Qui ne m’inspirent que le mépris

RENCONTRE (2000)

Je l’ai rencontrée une nuit d’été
Sur une de ces plages désertées
Ses pleurs étaient comme un cri au secours
Un appel profond dans la nuit qui court
Tout en m’approchant, j’ai tendu la main
Elle s’est levée et ne disait rien
J’étais plongé dans ses yeux bleus-azur
Vastes mers où je tentais l’aventure

La lune la couvrait de sa lumière
Pour faire briller ses beaux cheveux clairs
Son visage et les lignes de son corps
Des œuvres d’art arrachées à prix d’or
Elle parlait mais je n’écoutais pas
Sa grande beauté m’appelait déjà

Juste un regard, elle m’avait compris
Elle a pris mon bras et on est parti
On a longtemps marché au bord de l’eau
Je n’ai pas réussi à dire un mot
Tous les vers auraient été dérisoires
Face à l’immensité de son regard
Nous nous sommes quittés au petit jour
Elle m’avait appris ce qu’est l’amour

Mais j’avais décidé de ne rien dire
Durant cette nuit, je n’ai pu rien faire
Pourtant, si je n’ai pas osé agir
Si j’ai aussi décidé de me taire
C’est parce qu’à ce moment je savais
Que je ne pourrai jamais l’oublier

JE NE SAIS PAS (1999)

Beaucoup de gens disent que l’on fait des choix
Que tout le monde est identique ici bas
Certains affirment qu’ils ont vraiment tout vu
Mais d’autres disent qu’ils n’ont rien entendu

Des gens veulent sortir des sentiers battus
Nombreux sont ceux qui n’en sont pas revenus
Certains croient que le ciel donne leur destin
D’autres pensent qu’il faut tracer son chemin

Certains disent que la vie à deux est mieux
D’autres pensent que tout ça n’est pas sérieux
Alors que beaucoup passent leur vie à fuir
Il y en a qui ne vivent que pour mourir

Je ne sais pas
Si la vie est si simple que ça
Je ne sais pas
Si ma vie est meilleure sans toi
Je ne sais pas
Si un jour quelqu’un le comprendra

On se plaint que la vie est plus belle ailleurs
Dites-moi pourquoi elle serait meilleure !
Quelques-uns analysent les sentiments
Que les autres voudraient cacher si souvent

Certains disent que ce n’est pas de leur faute
Que quelqu’un leur met une pression trop forte
Il y en a trop qui ne vivent qu’à demi
Pourtant c’est à chacun de vivre sa vie

Je ne sais pas
Si la vie est si simple que ça
Je ne sais pas
Si ma vie est meilleure sans toi
Je ne sais pas
Si un jour quelqu’un le comprendra

REQUIEM (1999)

Dans le silence auprès d’un corps inanimé
Il me revient les bons moments de notre vie
Autour de moi les gens se sont mis à pleurer
Je ne crois pas que cela puisse être fini

L’amitié, l’amour, les sentiments sont perdus
Dans toutes ces questions qui restent en suspend
Et puis maintenant que tu ne reviendras plus
Sache qu’à toi je penserai en m’endormant

Je ne me souviens que des moments de bonheur
Oublié les problèmes et les durs labeurs
Quand les corps ne sont plus, qu’on ne parle que d’âmes
Tous les pleurs et les cris sont nos dernières armes

Et puis les gens parlent du futur au passé
Comme si le temps n’avait jamais existé
Il faut tout oublier sans perdre la mémoire
Au-delà des paroles il faudrait y croire

Mais tout l’amour que j’avais, je te l’ai donné
Et ce depuis le jour où je te l’ai juré
Mais de toute façon maintenant c’est trop tard
Pour essayer de rattraper tout le retard

Tu resteras toujours le soleil de ma vie
Même si la tienne s’est fondue dans la nuit
Quand les corps ne sont plus, qu’on ne parle que d’âmes
Tous les pleurs et les cris sont nos dernières armes

JE (1998)

Je me cachais derrière une apparence
Qui était quelquefois bizarre
Quelqu’un emprisonné par sa démence
Aux effets trop souvent barbares
Quand je repense à ces heures perdues
A rechercher la vérité
Au milieu d’un monde où l’on évolue
Sans même savoir qui l’on est

Sans réellement savoir où j’allais
Ni même pourquoi je partais
En solitaire j’ai construit ma vie
Du monde je me suis enfui
C’est comme ça que pendant ces années
J’ai tout oublié du mot « aimer »

Mais en un seul jour tout s’est éclairé
Je me suis enfin éveillé
Rien qu’un mot de ta bouche m’a aidé
A oublier tout mon passé
J’ai effacé toutes ces apparences
Car ta venue me l’a dicté
Ces années passées dans l’indifférence
Dorénavant se sont fanées

Je suis arrivé à ne plus penser
Que l’amour n’a pas d’importance
Il me suffisait de te regarder
Pour sentir toute sa puissance
Je suis prêt à ne vivre que pour toi
Pour sentir ton amour en moi

A chacune des fois où je te vois
Que j’entends le son de ta voix
Comme une si troublante mélodie
Qui me traverse jour et nuit
Depuis lors, il n’existe plus personne
Mis à part ta voix qui résonne

Seulement, jusqu’au plus profond de moi
Je t’aime plus que tu ne crois
Et même si cela ne se voit pas
Je ne suis plus tout à fait moi
Parce que depuis cette journée-là
Je ne fais que penser à toi

POUR OUBLIER (1998)

Après ce jour
Le plus dur est d’oublier
Tous ces longs moments passés
Les vieux souvenirs si lourds
Pour y arriver
Faire qu’on n’y pense plus
Effacer le superflu
Et éluder ce passé

Mais pour oublier
Ne plus y penser
Pour tout effacer
Ce lointain passé
Et voir l’avenir
Avec le sourire
Surtout ne pas fuir
Les bons souvenirs
Bien sûr éviter
De beaucoup pleurer

Et dans le chant
J’ai pu réfugier mon cœur
Pour effacer mes erreurs
Ceci en les écrivant
Pas de remède
Ni de solution miracle
Pour surmonter les obstacles
Eviter que les pleurs cèdent

Et la douleur
Percer ce trouble silence
Imposé par la souffrance
Qui me torture en ces heures
Savoir séduire
Reprendre une vie normale
Ce remonter le moral
Et ne pas cesser de vivre

J’ai tout oublié
Une preuve est là
Je t’avoue tout ça
Pouvoir effacer
Reprendre à zéro
Juste au premier mot
Y croire en plus fort
Pour qu’on s’aime encore
Pendant des années
Et ne pas pleurer

C’EST POUR TOI (1998)

Ma vie était tracée comme par enchantement
Un destin hérité depuis que je suis enfant
Pourtant j’ai laissé ce destin car j’étais confiant
Tu apparus pour moi comme ma seule énergie
A ton avis, pourquoi ne dormais-je plus la nuit ?
Qu’est-ce qui a fait que j’ai laissé tous mes amis ?

C’est pour toi
C’est pour toi que j’ai traversé toutes ces années
C’est pour toi que je pense encore à me racheter
C’est pour toi

Alors d’après toi, pourquoi ai-je autant insisté ?
Pour que notre amour soit complètement partagé
Mais ce rêve c’est notre vie qui me l’a volé
J’y avais tellement pensé et tellement cru
Que j’ai vraiment cru rêver lorsque je l’ai vécu
Mais le bonheur fut bien trop court, et j’en fus déçu

C’est pour toi
C’est pour toi que j’ai traversé toutes ces années
C’est pour toi que je pense encore à me racheter
C’est pour toi

Je m’étais imaginé une histoire d’amour
Où le couple s’aimait encore plus chaque jour
Cette histoire fut vécue pendant un temps trop court
Une aventure aussi grande que celles d’antan
Une chose espérée par tous les êtres vivants
L’amour qui nous liait, la vie l’a pris violemment

ABSURDE (1998)

Sûrement la chose qui fait le plus de peine
Pire que le malheur qui d’un seul coup s’abat
Votre corps se remplit soudainement de haine
Contre je ne sais qui et je ne sais trop quoi
Et puis là, on se dit que la vie est si belle
Qu’on pourrait en profiter pour l’éternité
Cependant la mort se fait parfois si cruelle
Qu’on en oublie tous les bons souvenirs passés

L’homme s’est construit un rempart qui le protège
De prières et de vœux dits à haute voix
Caché derrière cet espèce de manège
La question est : Dieu nous écoute-t-il ou pas ?

Les souvenirs s’emmêlent pour se fondre en larmes
Qui sont autant de preuves de notre détresse
Où les corps ne sont plus, qu’on ne parle que d’âmes
Envoyées ici afin de lutter sans cesse
Contre un grand ennemi qu’on ne voit même pas
C’est une lutte que personne ne commence
Car, quoi qu’il en soit, est certain qu’il la perdra
Puis on peut dire que la vie, c’est ça, sa chance

L’homme a transformé cette idée en paradis
Et pour que ceci soit vrai, tout le monde dit
Des prières et des vœux clamés à haute voix
Adressés à un dieu qui ne les entend pas

contact : benassi.nikoland@gmail.com

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