ROMANS

SHINOBU

Couverture du roman

CARACTERISTIQUES :

Parution : Octobre 2017.

Editeur : Nikoland Editions.

Taille et Style : Policier de 212 pages

Disponibilité et Prix : Ce livre est disponible dans les points suivants au prix de 14 € :
Calligram' : 22, rue Edouard Barbey - 81200 MAZAMET
Librairie Diffusion 2000 : 40, rue Fuziès - 81100 CASTRES

On peut aussi le trouver au même prix de 14 € sur Amazon ou sur Priceminister !

Quatrième de couverture

Quatrième de couverture :

« Dans la poussière de la vallée de la Mort, une petite ville américaine est le théâtre d’un viol sordide. Alors que le FBI n’avance plus dans son enquête, Chris, un détective aux portes de la retraite, est mis sur l’affaire d’une étrange manière.
Le voilà plongé dans un univers particulier, proche du western ; avec son lot d’intrigues, de mystères, de personnages taciturnes, de violence, de sexe et de chaleur désertique.

Il va rapidement rencontrer une adolescente au profil intéressant : Shinobu. À la fois extérieure à l’enquête et pierre angulaire de celle-ci. Au gré des indices qui se multiplient et se contredisent, ses investigations vont l’amener à côtoyer les milieux les plus dangereux de l’Ouest américain.
Qui est vraiment Shinobu ? Quelles sont les véritables sources de ce viol ? Comment une petite bourgade reculée a-t-elle pu devenir le centre d’une telle histoire ?

Chris, accompagné de son ami Bill et d’un agent du FBI, devra comprendre l’incompréhensible pour mener à bien sa mission ! »

COMMENTAIRES DE L’AUTEUR :

« Il s'agit déjà de mon huitième roman et pourtant, c'est le premier dont l'histoire se déroule dans un lieu où je suis allé récemment. L'exercice fut à la fois étrange et amusant. J'espère que cela a ajouté une dimension plus "réelle" à l'histoire et que le lecteur aura encore plus de facilité à y entrer. »

MORCEAUX CHOISIS :

« Le côté énigmatique de l’affaire grandit encore lorsque cette femme lui donna rendez-vous au milieu de la nuit dans un motel lugubre non loin de Civic Center, un endroit où la consommation de drogue est presque illimitée la nuit… Il pénétra dans l’établissement grâce à un code secret que lui avait donné son commanditaire. Plusieurs sans-abris s’étaient regroupés à quelques mètres de là, dans un endroit sombre, proche du parking souterrain du motel. Ils gémissaient et faisaient de grands gestes avec les bras. Chris n’y prêta guère attention, il entra dans le bâtiment sans un bruit et prit la peine de refermer la lourde porte bleue derrière lui. Sous l’effet d’un détecteur de mouvements, la lumière s’alluma avant de varier inlassablement, preuve de la vétusté relative des équipements électriques. Le détective avait le numéro de la chambre en poche. Il se dirigea immédiatement vers l’ascenseur et rejoignit le troisième étage, quatrième porte sur la gauche. La fenêtre de la chambre devait donner sur les sans-abris de tout à l’heure… Il frappa trois coups en faisant attention de ne pas taper trop bruyamment. Des pas s’approchèrent et la porte s’ouvrit soudain. Une jeune femme brune demanda au vieux détective d’entrer et l’invita à s’asseoir sur une chaise pendant qu’elle prenait place sur le lit.
« Je sais que l’endroit doit vous paraître sinistre ou surprenant, dit-elle, mais je le crois dis-cret et c’est exactement ce que je recherche. »
La femme en question devait avoir entre vingt-cinq et trente ans. Sa pose presque lascive, étendue sur le lit, ainsi que ses formes avantageuses, peut-être même en partie synthétiques, interrogèrent Chris. Il avait fréquenté toutes sortes de personnes au cours de sa carrière et il aurait volontiers rangé celle-ci dans la case : « prostitution de luxe ». Il se demanda si tout ceci n’était pas un coup monté dans un but illégal. »

« Quelques minutes plus tard, il était en vue de ce que les locaux appelaient « ville fantôme ». Il s’agissait d’un petit hameau composé de rares bâtisses pour la plupart enfermées derrière des grilles. Il distingua un ancien cimetière abandonné sur la gauche de la voie et aboutit dans ce qu’il restait de la cité en ruine. De petits panneaux indiquaient la fonction de chacune d’elles à l’époque où l’endroit était encore habité. L’une d’entre elles, un rectangle sans la moindre toiture, percée de multiples fenêtres, attira son attention. Elle pouvait correspondre au lieu du tournage. Il laissa sa voiture à l’abri de la vue et termina le trajet à pied. Il n’était pas neuf heures, mais la température commençait à devenir insupportable. La poussière le suivit à la trace jusqu’à l’entrée principale de cette ruine dépourvue de toute protection. Son œil de détective repéra immédiatement les multiples traces aux abords du bâtiment, ainsi qu’un tout petit morceau de ce ruban jaune prisé par les forces de l’ordre. Il fit le tour de l’édifice pour voir s’il n’y avait pas encore quelque indice, mais il ne vit rien de particulier. Il décida alors d’entrer dans le rectangle et reconnut tout de suite le lieu du crime. La police était venue ici après avoir interrogé Greg, le violeur. Ils retrouvèrent différents indices incriminant Sven. Comment avaient-ils pu arriver là ? Le jeune homme avait dit que ses empreintes étaient présentes sur les lieux du crime, cela ne semblait pas le surprendre, donc il avait l’habitude de tourner ici. D’où la remarque de la vendeuse le matin même à propos de cet endroit. Chris fit le tour du propriétaire, les yeux rivés sur le sol sablonneux. Il n’y avait pas grand-chose d’exploitable, la police avait tellement labouré l’endroit que l’on n’y décelait plus rien. »

« Deux heures plus tard, Chris était au volant de sa voiture, dans le désert, à la frontière entre le Nevada et la Californie, en route pour Furnace Creek, un minuscule hameau perdu au milieu du désert le plus chaud des États-Unis. On y rencontrait beaucoup de touristes, quelques boutiques qui leur étaient destinées et, non loin, se tenait la réserve indienne. Le détective avait pris la décision de commencer par là parce qu’il savait que le FBI ne le suivrait pas sur ce territoire. Il avait passé un appel depuis le téléphone portable d’une inconnue croisée dans une rue de Beatty. Il l’avait dédommagée pour ce service et avait pu ainsi contacter l’une de ses connaissances, capable de le faire entrer sans mal dans la réserve indienne. Ils avaient rendez-vous à l’office du tourisme de Furnace Creek en début de soirée, au moment où les cars de voyageurs revenaient de leurs périples pour faire manger ces gens affamés. Il serait alors plus facile de passer inaperçu.
À peine plus d’une heure après son départ de Beatty, Chris était devant l’office de tou-risme. Pour se préserver des appels intempestifs de Linda, il lui envoya un message.
« Je suis sur la piste de l’acteur mystère, écrivit-il. Elle mène à la réserve indienne de Fur-nace Creek. Je te tiens au courant dès que j’ai du nouveau. »
Un bon moyen de la tenir éloignée en lui donnant des bribes d’informations réelles, mais en passant sous silence le but avéré de la manœuvre. Il n’allait pas dans la réserve uniquement pour rencontrer l’Indien qui joua un rôle à Rhyolite. Il comptait sur cette incursion pour échapper à la vigilance du FBI et rejoindre San Francisco, ville où séjournait la petite amie de Greg. »

« Au cours du dix-neuvième siècle, un certain nombre de pionniers tentèrent de s’installer dans cette vallée et aux abords de celle-ci. Ils pensaient que, comme les Indiens y vivaient, ils pourraient faire de même. Il n’en fut rien. Les ranchs construits à cette période ont été aban-donnés au fil du temps, la plupart ont eu des avaries – pillages ou incendies – et il ne restait aujourd’hui que quelques ruines éparses. Même celui de Charles Manson, utilisé beaucoup plus récemment, avait péri par les flammes. Si, dans cette région du globe, des panneaux vous avertissaient que la chaleur pouvait vous tuer, c’était bien parce qu’elle était sans pitié !
Chris fut pris d’une terrible hésitation, il avait peur de trouver la pire des choses à l’intérieur de ce bâtiment. Il pouvait aussi être attendu par d’éventuels agresseurs… Il n’était pas armé et il prit le temps de la réflexion encore quelques instants. Au bout d’un moment, il se dit qu’il était visible depuis longtemps avec sa lampe torche au milieu de la nuit. Il s’avança donc à pas feutrés vers ce vieux ranch à l’abandon. Il en fit le tour en prenant son temps, s’arrêtant quelquefois pour éclairer au travers des fenêtres cassées. Soudain, il vit une tache sur le sol en terre battue. Il entra dans le bâtiment par la fenêtre et regarda cette tache de plus près. Il s’agissait de sang ! Il frissonna et fit un tour d’horizon rapide dans la pièce. Il en vit deux autres un peu plus loin, en direction de la porte. »

« Le trio se regarda un instant, hésitant à entrer dans le bassin, à la fois par crainte de la tem-pérature de l’eau et par pudeur. Voyant qu’ils hésitaient, Baaja sortit de l’autre côté du bassin, toujours de dos, et disparut derrière des arbustes. Elle revint bien vite avec une longue ser-viette enroulée autour du buste. Elle fit signe à John de s’approcher en lui désignant un gué naturel. Tous trois traversèrent alors le bassin et s’arrêtèrent à un mètre de Baaja environ. Elle avait les yeux aussi noirs que ses cheveux et son regard intense semblait percer l’âme de ses interlocuteurs.
« Pourquoi désirez-vous me voir ? demanda-t-elle.
- Cette fille est muette, hésita John, comme embarrassé par la question.
- Nous l’avons recueillie dernièrement, précisa Sarah, voyant que son mari n’était pas sûr de lui. Depuis qu’elle est avec nous, elle n’a pas dit un mot. Je me demande si… »
Baaja l’interrompit d’un mouvement du bras. Elle s’approcha de Shinobu et s’accroupit face à elle, portant son regard à hauteur de celui de l’adolescente.
« Ne me dites rien, indiqua-t-elle, cela pourrait influencer mon diagnostic. »
Elles restèrent ainsi figées pendant de longues secondes, chacune fixant le regard de l’autre. Pas un mouvement de cils, ni de paupière. Baaja tentait de sonder l’insondable, d’entrer dans l’esprit de cette fille sans lui parler. Le but était de découvrir ce qui avait bien pu se passer dans sa vie.
« Quelque chose de violent, dit soudain Baaja. Un meurtre ? Un viol ? »
À cette évocation, Sarah se redressa et mit sa main devant la bouche. John lui caressa le dos pour tenter de la rassurer et continua d’observer ce qui se déroulait devant lui. »

BONUS :

Pour les collectionneurs, et ceux qui lisent jusqu’au bout, on vous donne la possibilité de consulter l'affiche qui existe pour ce roman.

contact : benassi.nikoland@gmail.com

NIKOLAND - AUTEUR - ROMANS - TEXTES - ARTICLES